Malgré les apparences, l'autostoppeur fantôme n'a pas confiné ses pérégrinations aux aires d'autoroute et aux sentiers des vingtième et vingt-et-unième siècles.
Un manuscrit de 1602 détenu par la bibliothèque Linköping en Suède décrit un compte-rendu reconnaissable de l'autostoppeur fantôme. Intitulé Om the tekn och widunder som föregingo thet liturgiske owäsendet, il est l'œuvre d'un universitaire nommé Joan Petri Klint (mort en 1608). L'œuvre de Klint est une collection quasiment journalistique d'événements étranges et de présages, qui dans son esprit apocalyptique augurent du triomphe de la réforme protestante.
Un compte-rendu date de février 1602 et fut rapporté par un vicaire anonyme connu par Klint qui revenait d'une fête de chandeleur à Västergötland à la ville de Vadstena en traineau. Les trois hommes s'arrêtèrent pour prendre une jeune fille sur le bord de la route. Quand ils firent halte pour entrer dans une auberge se rafraîchir, la fille demanda à boire et se vit offrir un broc. Elle n'en but pas, et le vicaire surpris observa que la bière s'était changée en malt. Un second broc fut apporté et donnée à la jeune fille quand, à la consternation générale, il se changea mystérieusement en glands. Le vicaire apporta un troisière broc en observant de près, pour voir que son contenu se transformait en sang lorsque la jeune fille le saisit. À ce moment, la passagère annonça: "Il y aura des bonnes récoltes cette année. Il y aura assez de fruits sur les arbres. Il y aura aussi de nombreuses guerres et épidémies." Après avoir délivré cette information, elle s'évanouit.
Une ballade anglaise, trouvée dans une anthologie de 1723, relate l'histoire d' Un miracle de Suffolk (A Suffolk Wonder), dont l'appellation mystérieuse est expliquée par le long sous-titre: Ou, une relation entre un jeune homme, qui, un mois après sa mort, apparut à sa bien-aimée, et l'emmena sur son cheval derrière lui sur quarante milles en deux heures, et ne fut jamais revu après cela sauf sans sa tombe.
La fille se voit offrir une place sur le cheval -- vraisemblablement un cheval solide, pas des moindre étant donné que la fille le reconnaît comme appartemant à ses parents -- par son feu amant.
L'amant avait auparavant été séparé de la fille par ses parents désapprobateurs, et pendant ce temps il avait (à l'insu de sa tendre) expiré d'un amour unilatéral. Il emprunte un mouchoir à son ancien amour pour le nouer autour de sa tête souffrante, et cela devient le moyen par lequel les parents incrédules constatent la véracité du récit de leur fille. Ce n'est pas le paroxysme du conte. Dans un véritable style mélodramatique, le choc et la tristesse de ce double coup dur -- la mort de son amant et son apparition fantômatique -- entraînent la mort de la jeune fille.
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